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Il s'est passé quelque chose Samedi dernier... avec Vincent Dedienne au Radiant-Bellevue !

October 23, 2017

Je suis allée voir un pestacle !!!  Oui, j’aime beaucoup les « pestacles », surtout lorsqu’ils font naître des sourires spontanés aux coins de mes lèvres ; qu’ils me décrochent des éclats de rires francs ; qu’ils sont empreints de certaines émotions que je trouve sincères malgré le fait que ça soit des jeux d’acteurs… C’est bien beau, mais qui était à l’affiche Samedi, du coup cocotte ?! - Oui, j’y viens l’ami !  Je suis allée voir « S’il se passe quelque chose » de Vincent Dedienne, un humoriste que je trouve aussi sensible que drôle, aussi fin qu’absurde… Parfois même fou ! Oui, mais d’une folie douce… Avec autodérision et bienveillance, saupoudré de mélancolie.

 

 

 

Beaucoup connaissent ses chroniques dans Quotidien sur TMC, et c’est comme ça que je l’ai moi-même découvert. Sa manière de décortiquer la presse est juste fabuleuse tant il appuie sur les détails un peu loufoques, souligne les surprises et les incohérences, interprète les mots et les images avec intelligence et humourTout en passant parfois pour un fou furieux avec des comparaisons qui picotent !

 

 

 

 


Alors j’attendais son spectacle avec impatience, me demandant si ce même personnage se présenterait à nous ce soir-là. Si c’était cet homme fin aux cheveux frisés, aux petites lunettes rondes, qui allait monter sur scène et faire son show. (Pas de « One Man Show », il y tient apparemment !) Allais-je m’amuser de son grain de folie comme lorsque je suis calée dans mon canapé, dans 72 coussins et avec mon petit thé aux fruits rouges ? Et bien oui ! Dès les premiers instants du spectacle, j’ai su que j’allais passer un super moment, le thé et les coussins en moins. C’est un spectacle fait de plusieurs petits sketchs mais aussi très proche de l’autoportrait, si bien qu’on ne sait plus ce qui est vrai ou non, ce qui découle d’un vécu ou provient tout droit de son imagination. Mais c’est cette subtilité que j’ai trouvé charmante… Tu te laisses surprendre et tu apprécies d’autant plus ce qu’il a à dire !
 

En évitant les spoilers, je peux dire qu’il aborde de nombreux thèmes et sujets, comme l’adoption, ses ambitions d’enfant rêveur, le chômage, l’homosexualité, les ruptures amoureuses… On s’en amuse, on peut se reconnaitre… Ça fait sourire, ou ça fait peur -surtout quand on se met à penser que sa petite anecdote pourrait peut-être nous arriver ! Et puis dans tout ça, Vincent Dedienne se tape des coups de speed, part en vrille, se met à crier, occupe littéralement tout l’espace…! Il improvise quelques interactions avec le public, comme remettre à sa place un spectateur assez grossier, qui se permet de hurler qu’il entend mal du fond de la salle. Lui aussi hurle pour le remballer... Mais avec classe !  En fait, tout semble passer tant ce mec a une tête de gentil. Oui, je le trouve profondément « sympa »…!

Alors lorsqu’il quitte la scène dans le plus simple apparat, comme s’il ôtait son costume et redevenait complètement lui-même… Qu’il revient (habillé, rassurez-vous !) pour faire face à une standing ovation… On imagine sans mal sa satisfaction personnelle et sa fierté de se tenir sur ces planches ; d’être applaudis de la sorte. Quelque part, ça répond à ses précédentes confidences sur son désir d’être aimé par le biais de la comédie. Et cette attention, il semble la rendre à son public, toujours avec bienveillance, puisqu’il a ponctué ses remerciements par une phrase à laquelle j'ai été sensible : « Prenez soin de vous ; et par les temps qui courent, ne prenez pas peur. »

 

 

 

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